Né en 2020 sur une idée originale de l’artiste peintre Margaux Derhy, le Cercle de l’art a pour vocation de soutenir les artistes plasticiennes en imaginant un nouveau modèle repensant le lien qui lie artistes et collectionneurs. Dès le début, le projet était clair : il fallait pouvoir soutenir les femmes dans l’accès à un revenu mensuel pour sécuriser leur pratique.
« Durant le Covid, les artistes auteurs ont touché un revenu mensuel pendant plusieurs mois et j’ai vu l’impact très positif de cette aide. De là est née l’idée d’un revenu mensuel », se souvient Margaux Derhy.
Le but est donc d’organiser une vente une fois par an avec un portfolio d’une quinzaine d’œuvres par artiste que les collectionneurs peuvent acheter en douze mensualités. Le cumul des ventes permet aux artistes d’avoir un revenu mensuel pendant un an. La saison test rassemble une vingtaine de femmes, la première une cinquantaine et la seconde une centaine, un volume sur lequel Le Cercle de l’art peut se fixer.
Les artistes sont retenues sur trois critères : l’humain, l’envie du collectif et la consistance de leur pratique artistique. Ce qui ressort bientôt de ces échanges, c’est que ces femmes ressentent fortement le besoin d’échanger, de se regrouper en communauté, de se rencontrer. Des interventions et des cours sont organisés afin d’assurer leur formation toute l’année.
Désormais, le Cercle de l’art, c’est donc, pour les femmes, un revenu mensuel – jusqu’à 2 500 € –, du lien et un programme d’éducation continue. Margaux Derhy se désole aussi des statistiques des femmes présentes dans les foires et les grandes galeries. Mais pour elle, pas de doute, cela contribue à leur faire explorer de nouvelles voies, à tenter davantage de choses pour gagner en visibilité.
