En quoi consiste le Cercle de l’Art ?
C’est une communauté d’artistes femmes francophones, toutes animées par la même envie de solidarité, qui s’entraident à initier leur propre cercle de collectionneurs. Les participantes suivent une méthodologie précise de soutien à la création, dans l’objectif de recevoir une rémunération stable et mensuelle par la vente échelonnée de leurs œuvres en douze mensualités sur un an. Les six premiers mois de l’année sont réservés à la production d’une quinzaine d’œuvres par artiste et à la réalisation d’un portfolio. Chacune dispose ensuite d’un mois pour diffuser ses créations à son réseau et à son cercle de collectionneurs membres nouvellement constitué.
La vente est une étape clé qui génère beaucoup d’inquiétudes pour un artiste. L’organiser ainsi sur un seul mois de l’année ne porte pas atteinte à sa liberté artistique et lui permet de se rendre à divers événements et résidences d’artistes indispensables à sa créativité. Cette méthode favorise la confiance et le dépassement de soi puisque les créateurs vendent souvent plus en un mois qu’en un an habituellement. Avec une majorité de collectionneuses, ce fonctionnement sous forme de club attire également les jeunes collectionneurs, hommes et femmes, qui peuvent payer en plusieurs fois.
Comment fonctionne cette 3e saison ?
Cette année, face au succès du Cercle de l’Art, nous avons doublé notre sélection à cent artistes, contre cinquante l’année dernière. En 2021, pour la première, nous étions vingt. Cette année, la sélection se base sur trois critères : avoir une communauté existante sur les réseaux sociaux et avoir participé à des expositions ; la qualité du travail bien évidemment ; et enfin, l’état d’esprit, qui doit correspondre à l’envie de partage et de générosité.
Une nouveauté pour cette saison, le Club des collectionneurs du Cercle permet aux adhérents, entre autres, de prendre connaissance des portfolios en avant-première, de suivre des cours dispensés par les artistes, mais aussi des rencontres lors de visites d’ateliers, par exemple.
Quels types d’événements organisez-vous ?
À chaque saison, je mets en place six ou sept résidences d’artistes, d’une durée d’une semaine à un mois. Ces partenariats dans des lieux exceptionnels leur offrent de nouvelles sources d’inspiration et leur permettent de créer du lien entre elles. L’année précédente, nous avons la sublime résidence associative « Massa Stories » au Maroc où, pendant trois semaines, nous avons repeint des murs de la ville de Tiznit et des grottes de pêcheurs. En mars prochain, la résidence « Enamour » à Saignon-Vaucluse accueillera six participantes autour de la pratique du dessin en petit format, dans la chapelle provençale du village, sur le thème de la nature.
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