Peintre de formation, diplômée du Royal College of Art de Londres, Margaux Derhy jongle désormais entre pinceaux et aiguilles. « Lors de ma résidence, en 2017, au Cap en Afrique du Sud, j’ai rencontré un homme qui confectionnait des robes. À son contact, je me suis lancée dans la broderie à la machine à coudre, technique à ma connaissance peu courante », explique l’artiste de 38 ans qui partage son temps entre la France et le Maroc. C’est d’ailleurs là-bas qu’elle vient de former un atelier de huit célibataires (veuves, divorcées…), chacune dans une précarité financière aiguë, afin de pouvoir fabriquer des pièces plus grandes, à la main. Deux seront respectivement montrées aux foires Menart (du 15 au 17 septembre) et AKAA (du 20 au 22 octobre). Alterner points mécaniques et manuels dans une même composition permet de donner du relief, de la profondeur à ses sujets. Margaux Derhy s’intéresse de plus en plus à la question de l’émancipation féminine. En 2020, elle a lancé le collectif Cercle de l’art qui promet à une centaine de consœurs artistes de percevoir un revenu mensuel et, par là même, de continuer de travailler en toute sérénité.
Beaux Arts Magazine
5 étonnantes portraitistes qui manient le fil avec talent
Sarah Belmont , BeauxArts Magazine, September 9, 2023
